L’avenir incertain de George Soros

Le vote du 19 décembre l’a confirmé : Donald Trump sera bien le 45ème président des Etats-Unis. Cet événement pourrait signer le chant du cygne de l’oligarque George Soros, l’homme qui se définit comme « un homme d’Etat sans Etat ».

Sur le plan politique, la tentative ratée de révolution colorée contre Trump pourrait être l’une de ses dernières erreurs. Sur le plan économique, au moins sur le territoire américain, la guerre économique contre l’industrie à des fins de profit appartiendra probablement au passé, face au défenseur du « Make America Great Again ».

La révolution colorée de trop ?

A première vue, pourquoi Soros subirait-il les foudres de Donald Trump ? Le spéculateur-philanthrope, tel qu’on le présente généralement, est un financier influent, écouté tant par l’Union Européenne (qui s’aligne sur ses desiderata dans la crise des migrants qu’il orchestre très largement) que par les marchés. Son ONG, l’Open Society, au nom emprunté à La société ouverte et ses ennemis de Karl Popper (mais qui n’en reprend nullement l’approche), se donne pour objectif, dans le texte, de « construire des démocraties dynamiques et tolérantes ».[1] L’Open Society dispose de nombreux programmes, où l’on trouve entre autres de l’aide pour la santé, pour les droits des minorités, l’éducation, les personnes handicapées. En somme, Soros mènerait une activité noble destinée à pallier les injustices du monde.

La réalité est différente. Sur le plan politico-sociétal, Soros est un mécène revendiqué des ingérences dans de nombreux Etats. Dans Underwriting Democracy, il soulignait déjà l’influence de son action auprès de Solidarnosc, le célèbre syndicat polonais dont le président-fondateur Lech Walesa devint par la suite président de la République. A plusieurs reprises, l’Open Society s’impliqua, à la fin du XXème siècle, dans les processus électoraux de nations souveraines, comme Soros le revendiqua : « Il est nécessaire de mobiliser la société civile pour assurer des élections libres et équitables, car de nombreuses forces à l’œuvre tentent de les falsifier ou de les empêcher. Nous avons fait de même en Slovaquie du temps de Meciar, en Croatie du temps de Tudjman, et en Yougoslavie du temps de Milosevic. »[2] La Yougoslavie fut d’ailleurs la première « révolution colorée » d’une longue série : Géorgie, Kirghizistan, Ukraine – où Soros revendiqua publiquement, sur CNN[3], le rôle de ses ONG dans le « changement de régime » –, Arménie (et sa tentative de peser sur les modifications constitutionnelles de décembre 2015), Printemps arabes, Amérique latine et autres, notamment en Afrique (Œil d’Afrique avait ainsi rapporté[4] le rôle d’OSIWA auprès du mouvement sénégalais Y’en a marre, cf. photo).

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George Soros, sponsor de « Y’en a marre », avec à ses côtés Chris Stone, président de l’Open Society.

Donald Trump a affiché son intention de mettre fin aux ingérences américaines de « changement de régime »[5], pour se concentrer sur l’Amérique avant toute chose. Si tel est le cas, une activité importante de « mercenariat » de George Soros se verrait détruite – ainsi que les bénéfices, notamment économiques, qui en découlent.

Ce ne sont toutefois pas tant les « révolutions colorées » de Soros à l’étranger que sa tentative contre Trump sur le sol américain qui pourrait lui être fatal. Quiconque connaît un tant soit peu la doctrine Gene Sharp en aura reconnu les symboles, lorsque Bill & Hillary Clinton sont apparus vêtus de violet après la défaite de la candidate Démocrate. Wayne Madsen, interrogé par le site Infowars d’Alex Jones, fervent soutien de Donald Trump, émit alors l’hypothèse que Soros & Clinton entreprenaient de lancer une « Purple Revolution » aux Etats-Unis.[6] Soros est un soutien de longue date des Démocrates, et il finança généreusement la campagne de Clinton.

Les premiers signaux de cette « Purple Revolution »[7] se manifestèrent par des rassemblements faussement spontanés contre Trump. « Faussement », car le site Craigslist publia des annonces pour recruter des manifestants rémunérés, lancées par Washington CAN (pour Community Action Network), à laquelle l’Open Society avait versé 50 000 $ en 2010.[8] En parallèle[9], plusieurs manifestants portant une banderole « Trump = Always Racist » invitaient à joindre un numéro, qui se révélait être celui de United We Dream, également financée par l’Open Society en 2010 à hauteur de 75 000 $.[10] Le rapport d’activité 2015[11] de United We Dream remercie plusieurs organisations, dont :

  • American Civil Liberties Union (ACLU), à laquelle Soros donna 50 millions de dollars en 2014[12]
  • Center for American Progress, plus de deux millions de dollars reçus par l’Open Society[13]
  • America’s Voice, trois dons pour un total d’1,75 millions de dollars de l’Open Society[14]
  • Advancement Project, avec plus de 2 millions de dollars de dons de l’Open Society[15]
  • Migration Policy Institute, avec lequel l’Open Society coécrit des rapports de lobbying en faveur des migrants dans la crise des Balkans
  • Liste non-exhaustive.

A l’origine de ces contestations se trouve l’ONG MoveOn.org, à laquelle Soros a déjà apporté son appui financier[16] et qui est considérée comme une organisation membre de sa nébuleuse (au passage, Eli Pariser, membre du Bureau consultatif de l’Open Society, fut l’un des membres actifs de MoveOn.org entre 2001 et 2008[17]). Le site appelait à manifester contre Trump lors du 9 novembre, et dans plusieurs villes.[18] Ce n’est pas le seul cas où Soros tenta de perturber Donald Trump : si cette tentative bat en brèche les prétentions de Soros à défendre des élections « libres », « apaisées » et « transparentes », une autre organisation financée par l’oligarque avait déjà tenté de perturber les meetings de Trump et agressa ses partisans à de nombreuses reprises : Black Lives Matter. Les hackers de DC Leaks ont publié des documents révélant un don de 650 000 dollars de l’Open Society à BLM, pour motif de « soutien » et d’ « assistance technique ».[19]

Malheureusement pour Soros, cette « Purple Revolution » est mort-née avec le vote des grands électeurs du 19 décembre.

En dernier lieu, l’Open Society fait partie des bailleurs de fonds de l’ICFN (i. e. l’International Fact-Checking Network), l’organisation partenaire de Facebook pour dénicher les « fake news »[20], nouvelle lubie destinée à traquer les informations qui seraient jugés fausses et influenceraient de ce fait l’opinion publique dans la mauvaise direction. Dit autrement, la révélation des scandales entourant Clinton et sa Fondation ainsi que d’autres affaires douteuses (à l’instar du troublant « Pizzagate » révélé par Wikileaks) ont aidé à l’élection de Trump – ou plutôt à la défaite de Clinton –, il faut donc filtrer l’information et traquer les opinions divergentes (Infowars et Alex Jones en particulier, mais également Wikileaks, plus difficile à attaquer). Le lecteur pourra se rafraîchir la mémoire en se replongeant dans les opérations de propagande menées en leur temps par Walter Lippmann (cf. son rôle dans la Commission Creel) et le spin doctor Edward Bernays. Soros le défenseur de la liberté et pourfendeur éternel du système soviétique finance des initiatives de censure de la parole.

L’ICFN est financée par d’autres organisations. Entre autres :

  • Fondation Bill & Melinda Gates, un partenaire régulier de l’Open Society.
  • Omidyar Network. Avec l’Open Society et bien d’autres, cette ONG finance le Center for Public Integrity, structure parente de l’ICIJ, à l’origine des opportuns Panama papers dans lesquels Soros joua un rôle clé, tant dans son financement de l’ICIJ que de l’OCCRP, les deux organisations à l’origine de l’affaire. On soulignera deux autres faits : 1) En Afrique occidentale (Sierra Leone et Liberia[21]) en 2009, l’Omidyar Network, l’Open Society, le Soros Economic Development Fund et Humanity United (membre de l’Omidyar Network[22]) financèrent le BRAC (Bangladesh Rural Advancement Committee, parfois vu comme un « Etat dans l’Etat »[23], « aussi puissante qu’un Etat »[24], ou une « multinationale du développement »[25]) à hauteur de plus de 15 millions de dollars, pour y mettre en place le micro-crédit 2) Martin Tisné, ancien de l’Open Society et de la Transparency and Accountability Initiative que finance l’Open Society[26], et qui rédigea des articles pour l’Université d’Europe Centrale de Soros[27], est un membre de l’Omidyar Network.
  • Google, entreprise où Soros possède des parts, bien que moindres.[28]
  • National Endowment for Democracy (NED), dont l’Open Society a financé le programme Center for International Media Assistance (CIMA)[29] et des initiatives en Ukraine.[30] Au moins deux membres de l’Open Society sont membres de la NED : Mark de la Iglesia[31], ancien du Congrès américain et de l’administration Obama ; Thomas Carothers[32], président du Think Tank Fund (créé par l’Open Society[33]) et ancien directeur du bureau consultatif mondial et programme des subventions pour la gouvernance et les droits de l’homme de l’Open Society.

Guerre économique : la fin des coups fourrés ?

Sur le plan économique, George Soros n’a pas hésité à mener et faire mener des guerres de l’information, par exemple dans le secteur énergétique, pour ensuite se positionner habilement et dégager de confortables plus-values. Conséquence : une industrie massacrée, et un grand nombre d’Américains qui ont perdu leur emploi. L’action de Soros dans la guerre contre le charbon l’illustre.

Le 24 septembre 2014, le journal conservateur WND (WorldNetDaily) publia un article quant au rôle de Soros sur la décision d’Obama de mettre fin à l’utilisation du charbon. Un groupe de « riches hommes d’affaires liés à la machine politique Obama » auraient exhorté, via un gigantesque e-mailing, les citoyens américains à écrire à l’EPA (Environmental Protection Agency) pour soutenir le « plan agressif [d’Obama] pour s’attaquer au changement climatique », impactant ainsi les centrales à charbon. A l’origine de cette mailing-list se trouve principalement Organizing for Action, initiative du comité d’Obama[34], supposée être financée notamment par George Soros. Toutefois, aucune source première ne le confirme, et les listes disponibles[35], [36] des financeurs ne le confirment pas davantage. Cependant, Soros est membre de la Democracy Alliance[37] (ainsi que son fils Jonathan[38]), un réseau de donateurs pour les causes « progressistes ». Or, ce groupe finance notamment Organizing for Action, considérée comme un partenaire national et une organisation traitant de problèmes transversaux.[39] Elle fait même partie des rares « investissements dynamiques » (i. e. des priorités absolues) de la Democracy Alliance pour 2013.[40] Le président de cette dernière est Gara LaMarche, qui fut, sans surprise, vice-président et directeur des programmes américains pour l’Open Society.[41] Une autre personne, Emma Andersson, passée par l’Open Society, est aujourd’hui membre d’Organizing for Action.[42] En 2013 donc, logiquement, un an avant la décision d’Obama de mettre fin au charbon, Organizing for Action forma un partenariat incitant les parties prenantes à se fournir en énergie éolienne et solaire. Le directeur aux questions climatiques de l’OFA déclara vouloir tout faire pour encourager le passage aux énergies propres. Ce choix fut salué par Tom Matzzie[43], président d’Ethical Electric et ancien directeur de MoveOn.org Political Actions qui est, rappelons-le, une ONG des réseaux Soros.[44] MoveOn.org avait critiqué Obama lorsqu’il ne s’était pas opposé au camp républicain sur les questions environnementales.[45]

Selon John Sparr, ingénieur minier et géologiste spécialisé dans l’industrie charbonnière, « la chute du marché du charbon est directement liée à la promesse qu’Obama fit à ses soutiens environnementalistes extrémistes – « vous pouvez construire des centrales qui fonctionnent au charbon, mais nous les fermerons » […] Avec la baisse des marchés, les entreprises charbonnières qui ferment et les ouvriers licenciés, ce n’est pas surprenant que les actions s’effondrent. »[46]

A la stupeur générale, une fois ces actions touchant le fond, Soros, qui quelques années auparavant qualifiait le charbon de « balle fatale » (lethal bullet)[47] contre le climat, investit massivement dans ce matériau. Peabody (dont l’action tomba de quatre-vingt-dix à un dollar sous l’administration Obama[48]) et Arch Coal, les deux plus grosses entreprises américaines du secteur, furent menacées de faillite[49] suite notamment aux nouvelles réglementations environnementales et un ralentissement de l’exportation du charbon.[50] Quelques jours après l’annonce du Clean Power Plan d’Obama, Soros acheta pour un million et 29 400 parts chez Peabody Energy (soit un investissement de 2,254 millions de dollars), et 553 200 parts chez Arch Coal (soit 188 000 $) en avril et juin.[51] Un bon investissement pour Soros : Steve Milloy, expert sur les questions d’énergie, explique ainsi que Peabody et Arch Coal disposent, ensemble, « de réserves avérées d’environ 11 milliards de tonnes, pour une valeur de plusieurs centaines de milliards de dollars ».[52] De quoi dégager un profit colossal. Et peu importent les contradictions, Soros lançant avec Bill Gates et Mark Zuckerberg un fonds pour les énergies propres…[53]

De telles manœuvres, connues, ne sont possibles qu’au travers d’un intense lobbying et une proximité avec le pouvoir présidentiel, proximité que Soros ne possède plus. Par ailleurs, Donald Trump a nommé Scott Pruitt, un « climato-sceptique » affirmé, à la tête de l’Environmental Protection Agency. Ceci risque d’impacter un autre domaine énergétique dans lequel Soros investit : les énergies dites « propres ». Le milliardaire est en effet l’un des bailleurs de fonds de la Climate Policy Initiative (CPI) – qui refusa au passage de commenter les acquisitions de Soros dans le charbon.[54] Son dirigeant est Stewart J. Paperin, ancien président émérite du Soros Economic Development Fund (1998-2014), et vice-président exécutif de l’Open Society (1996-2013).[55] Durant la COP21, qui avait déclaré la guerre au charbon, la CPI intervint à de nombreuses reprises.[56] Après l’événement, elle félicita « un bon accord pour le climat et la croissance » sous la plume de son directeur exécutif, Thomas C. Heller. Pour celui-ci, les activités de marché joueront un rôle positif pour répondre à l’urgence climatique, et la croissance doit aller de pair avec la lutte contre le changement climatique. Les investissements publics et privés dans l’économie bas-carbone engendreraient des profits, réduiraient les émissions de gaz à effet de serre, et créraient de la résilience pour faire face aux crises énergétiques et climatiques : en 2014, « la finance climatique a connu une croissance de 18% pour atteindre 391 milliards de dollars ».[57] Heller est membre du Comité consultatif du Revenue Watch Institute (aujourd’hui le NRGI, de Soros).[58]

***

De façon assez schématique, soumettons deux hypothèses :

Première hypothèse : George Soros a fait tout son possible pour saborder l’élection de Trump, avant, pendant et après l’élection présidentielle. Il représente de manière cynique et caricaturale le monde de la finance et du mépris de l’Amérique (pays qui l’a pourtant naturalisé depuis 1961) que critique Trump, et reste par sa philosophie un ennemi naturel des Etats-Unis version « Make America Great Again ». Les ONG de Soros ont en outre été expulsées de Russie[59], sans oublier la haine que voue l’oligarque à Vladimir Poutine. Le réchauffement annoncé des relations Etats-Unis et Russie et la bonne entente entre Trump et Poutine ne présagent à ce titre rien de bon pour Soros. Frapper Soros, ennemi de Trump et de son clan, en le poursuivant pour ses « œuvres » comme Poutine le fit avec plusieurs oligarques lors de son accession au pouvoir serait, en-dehors d’un retour de bâton, un signal fort. L’inconnue resterait alors l’avenir de l’Open Society, en particulier dans le financement d’ONG menant des guerres de l’information actives et des opérations de terrain pour déstabiliser des entreprises au bénéfice de Soros le spéculateur.

Seconde hypothèse : En dépit de ses déclarations, Trump préférera maintenir une sorte de statu quo. Pourquoi envoyer en prison un homme comme Soros, dont l’influence et le carnet d’adresses, constitués depuis près de soixante ans, représentent de solides leviers de business pour les Etats-Unis ? Pourquoi ne pas mettre de côté les adversités et garder Soros « sous le coude » dans le cas de bras de fer avec la Chine ou l’Iran, deux des cibles de Trump ? Auquel cas, sans pour autant soutenir les « changements de régime » financés par le philanthrocrate, le nouveau POTUS lui laisserait les coudées franches pour ses diverses activités, et son vaste réseau d’ONG resterait pleinement opérationnel. Enfin, si Trump empêche Soros de mener des guerres de l’information au sein des Etats-Unis, rien ne permet pour le moment d’affirmer que cela sera le cas à l’étranger, les entreprises françaises étant par exemple régulièrement visées.

Thibault Kerlirzin

Notes

[1] https://www.opensocietyfoundations.org/about

[2] http://www.theglobeandmail.com/news/world/georgia-revolt-carried-mark-of-soros/article1025162/page2/

[3] https://www.youtube.com/watch?v=kPGMPlEHLTA

[4] http://oeildafrique.com/georges-soros-yen-a-marre-et-limperialisme-malin-etats-unien/

[5] https://www.theguardian.com/us-news/2016/dec/07/donald-trump-we-will-stop-racing-to-topple-foreign-regimes

[6] http://www.infowars.com/soros-hillary-launch-purple-revolution-against-trump/

[7] http://lesakerfrancophone.fr/les-clinton-et-soros-lancent-la-revolution-violette-de-lamerique

[8] https://www.opensocietyfoundations.org/press-releases/open-society-institute-announces-small-donor-development-and-diversification-grant

[9] Voir l’article d’investigation de Claire Bernish : http://thefreethoughtproject.com/soros-funding-hiring-anti-trump-protesters/

[10] https://www.opensocietyfoundations.org/about/programs/us-programs/grantees/national-immigration-law-center-united-we-dream-network

[11] http://unitedwedream.org/2015/

[12] https://www.aclu.org/news/aclu-awarded-50-million-open-society-foundations-end-mass-incarceration

[13] http://bit.ly/2hK2qmT

[14] http://bit.ly/2hfEmcC

[15] http://bit.ly/2hKfAAm

[16] http://www.discoverthenetworks.org/groupProfile.asp?grpid=6201

[17] https://www.opensocietyfoundations.org/people/eli-pariser

[18] https://act.moveon.org/event/Solidarity_gatherings/search/

[19] http://cdn.newsbusters.org/blog_attachment/-oct_2015_usp_board_book.pdf

[20] https://www.buzzfeed.com/craigsilverman/facebook-and-fact-checkers-fight-fake-news

[21] Comme rappelé dans notre article sur les ONG de Soros en Afrique, la présidente du Liberia est Ellen Johnson Sirleaf, une ancienne directrice d’OSIWA et donc proche de Soros. De quoi faciliter les affaires.

[22] https://humanityunited.org/about/

[23] http://www.france24.com/fr/20160614-bangladesh-ong-brac-micro-credits-polemiques-Fazle-Hasan-Abed

[24] http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20130424-bangladesh-ong-brac-asie-bidonvilles

[25] http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/03/07/brac-la-multinationale-du-developpement_1844373_3216.html

[26] http://www.transparency-initiative.org/about

[27] https://www.omidyar.com/people/martin-tisn%C3%A9

[28] http://www.insidermonkey.com/hedge-fund/soros+fund+management/2/

[29] http://www.cima.ned.org/donor-profiles/open-society-foundations/

[30] http://www.ned.org/region/central-and-eastern-europe/ukraine-2014/

[31] http://www.ned.org/fellows/mark-de-la-iglesia/

[32] http://www.ned.org/experts/thomas-carothers/

[33] https://www.opensocietyfoundations.org/about/programs/think-tank-fund

[34] https://www.barackobama.com/about-ofa/

[35]http://web.archive.org/web/20130616141251/http://www.opensecrets.org/downloads/OFA_CRP_Final.xlsx

[36] http://www.opensecrets.org/obama/ofa.php

[37] https://en.wikipedia.org/wiki/Democracy_Alliance

[38] http://www.sourcewatch.org/index.php/Democracy_Alliance

[39] http://images.politico.com/global/2015/04/13/da_2020_vision_executive_summary_3.pdf

[40] http://fr.scribd.com/doc/224397893/Spring-2014-Democracy-Alliance-Portfolio-Snapshot

[41] http://www.democracyalliance.org/leadership#60

[42] https://www.linkedin.com/in/emma-andersson-1781285b?trk=seokp-title_posts_secondary_cluster_res_author_name

[43] http://www.usatoday.com/story/news/politics/2013/07/04/organizing-for-action-obama-renewable-energy-climate-change/2483895/

[44] http://www.muckety.com/MoveOn-org/5008027.muckety

[45] http://politicalticker.blogs.cnn.com/2011/09/19/progressive-groups-warm-to-president-over-deficit-reduction-plan/

[46] http://www.foxnews.com/us/2015/08/19/billionaire-george-soros-warms-up-to-coal-as-stock-prices-hit-bottom.html

[47] http://www.theguardian.com/environment/2015/aug/19/climate-philanthropist-george-soros-invests-millions-in-coal

[48] http://www.foxnews.com/us/2015/08/19/billionaire-george-soros-warms-up-to-coal-as-stock-prices-hit-bottom.html

[49] http://www.thestreet.com/story/13244580/1/peabody-arch-coal-may-file-chapter-11-bankruptcy-on-obama-rules.html

[50] https://www.snl.com/interactiveX/Article.aspx?cdid=A-33567529-11817&FreeAccess=1

[51]http://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1029160/000114036115032209/xslForm13F_X01/form13fInfoTable.xml

[52] http://dailycaller.com/2015/08/19/the-real-winner-of-obamas-war-on-coal-george-soros/

[53] http://www.huffingtonpost.ca/2015/11/30/bill-gates-clean-energy_n_8680994.html

[54] http://www.theguardian.com/environment/2015/aug/19/climate-philanthropist-george-soros-invests-millions-in-coal

[55] http://www.linkedin.com/in/stewart-paperin-20787010

[56] http://climatepolicyinitiative.org/event/cpi-events-at-cop-21/

[57] http://climatepolicyinitiative.org/2015/12/13/cop21-a-good-deal-for-climate-and-for-growth/

[58] https://law.stanford.edu/directory/thomas-c-heller/

[59] http://www.fondation-prometheus.org/wsite/publications/newsletter/octobre-2015/dossier-la-russie-et-les-ong-entre-souverainet%C3%A9-et-ing%C3%A9rence/

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