Qu’on l’apprécie ou pas, le Groupe Bolloré est un indéniable poids lourd de la puissance économique française. Très présent en Afrique, il y subit de manière répétée des attaques d’ONG, pratiquement toutes liées aux réseaux de George Soros.

bollore-soros-connection-cmap

Les réseaux de George Soros & l’Open Society contre Vincent Bolloré et son groupe. Cliquer pour agrandir.

Comme le souligne Knowckers, « le groupe Bolloré est le digne héritier des réseaux français en Afrique. Comme d’autres conglomérats, il bénéficie de l’appui des pouvoirs publics dans sa conquête des marchés sur le continent, le président de la République ou les ministres se transportant volontiers en Afrique pour jouer les lobbyistes auprès de leurs homologues. »[1] La multinationale de Vincent Bolloré représente un atout stratégique pour la France, tant sur le plan économique qu’en termes de déploiement de puissance. Le groupe Bolloré est de fait, à l’instar d’Areva, EDF ou ENGIE, un concurrent de poids face aux entreprises américaines. C’est ainsi sans surprise qu’on le retrouve, avec son patron Vincent Bolloré, sous le feu nourri des ONG – essentiellement des réseaux Soros dans l’affaire des plantations Socfin. Il ne s’agit pas ici de désigner systématiquement l’Open Society, mais de s’étonner de la quasi-omniprésence de cette organisation de George Soros dans les financements de ces ONG.

Business & Human Rights Resource Centre

legal-resources-centreL’ONG Business & Human Rights Resource Centre (BHRRC) se présente comme travaillant à la surveillance et au respect des droits de l’homme par les entreprises « partout dans le monde ». Entre le 23 avril 2014 et le 14 novembre 2016, le BHRRC a relayé une vingtaine d’articles contre Bolloré, sur divers sujets : action de Sherpa, communiqué conjoint d’ONG (Greenpeace, Les Amis de la Terre et al.), Socfin en Afrique et en Asie, communiqué de ReAct, etc.[2] Les fondations donatrices sont influentes : Open Society bien sûr, mais aussi Oak Foundation, Ford Foundation, Rockefeller Brothers Fund, Sigrid Rausing Trust, Aspen Institute, Adessium Foundation…[3] Global Witness fait partie des organisations partenaires, de même que l’Institute for Human Rights and Business (financé par l’Open Society, Article 19, l’Anglo-American Foundation, Humanity United, la General Electric Foundation, etc.[4]), Earthrights International (financée par l’Open Society, deux sections d’OXFAM, Global Witness, le Sigrid Rausing Trust, l’European Climate Foundation, Greenpeace, la Sierra Club Foundation et de nombreux autres[5]), MSI Integrity (sponsorisé par l’Open Society[6]), le Legal Resources Centre (que finance l’Open Society Foundation for Southern Africa[7] : 5 238 600 Rand sud-africains, soit plus de 341 000 euros, depuis 2007), et d’autres.

lsd-02L’un des articles publié par le BHRRC, tiré de Sud Online[8], rapporte une rencontre entre acteurs de la « société civile », où fut notamment critiquée l’activité de Bolloré et de la Socfin en Sierra Leone. La rencontre était organisée par OSIWA, le Business & Human Rights Resource Centre et l’ONG Lumière Synergie pour le développement. A défaut d’un site Internet à ce nom, la page Facebook de l’ONG[9] en indique un autre, dirigé par Aly Sagne, chargé de programmes au sein de cette ONG. Sagne considère que « l’ITIE n’a rien à voir avec la perte de souveraineté » du Sénégal[10] (l’éloge de l’ITIE constitue l’une des pages-clés de son site, page sur laquelle il rappelle que l’ITIE fut créée par Tony Blair, mais « oublie » au passage de mentionner le rôle capital de George Soros). Lumière… a reçu un appui financier d’OSIWA pour son projet « Combler l’écart en matière de transparence, de redevabilité et de droits de l’homme au sein des banques publiques d’investissement au Sénégal ».[11] En somme, cet événement de la « société civile » est organisé par l’Open Society et deux ONG financées par l’Open Society, ses réseaux et d’autres ONG anglo-américaines comme pour le BHRRC.

Global Witness

tweet-bollore-global-witnessDès juin 2007, Global Witness s’en prenait à Bolloré, dans son rapport « Chocolat chaud : comment le cacao a alimenté le conflit en Côte d’Ivoire »[12], le plus gros transporteur et transitaire de cacao ivoirien étant alors SAGA-CI, faisant partie du groupe Bolloré. En somme, les institutions nationales de cacao auraient contribué à l’effort de guerre. Or, le groupe Bolloré avait des parts dans certaines de ces sociétés, et Global Witness les soupçonnait, lui et d’autres multinationales, d’avoir influé sur certaines décisions. Que cela soit vrai ou faux, une grille de lecture guerre économique / guerre de l’information permet de démystifier assez rapidement le procédé de Global Witness : l’ONG n’incrimine jamais George Soros pour ses conflits d’intérêts, lorsque sa main droite (l’Open Society) influe sur les normes et le tryptique politique / économique / sociétal  via ses réseaux d’ONG, afin que sa main gauche (le Soros Fund Management et ses fonds spéculatifs dérivés) et les intérêts qu’il sert (les Etats-Unis) puissent déployer leur puissance, acquérir des contrats, placer des fidèles au pouvoir (cf. le cas d’Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Liberia et ancienne d’OSIWA) et s’immiscer dans les systèmes juridiques de pays tiers afin de pouvoir s’approprier plus aisément leurs ressources et leurs actifs miniers. On pourra relever que Global Witness est assez silencieuse contre le groupe Bolloré et la Socfin, se contentant en mars 2016 d’un tweet – concernant le Cambodge – sur les besoins de faire réglementer « l’accaparement des terres ».[13]

OSIWA

twitter-ibrahima-aidara
Ibrahima Aidara (OSIWA), l’indignation à deux vitesses.

OSIWA reste officiellement discrète et, contrairement au cas d’Areva au Niger, se garde d’actions à l’égard de Bolloré, n’ayant rien publié contre le groupe français sur son site. Néanmoins, le 18 août 2016, Ibrahima Aidara, directeur de programme pour la gouvernance économique à OSIWA, a publié deux tweets, où il critiquait l’expansion de Bolloré en Afrique en prenant l’exemple des ports, des aéroports et des chemins de fer. Il demande qui sauvera l’Afrique de l’Ouest du colonialisme économique et de l’avidité de Bolloré, rendue possible grâce à « un leadership et des institutions faibles ».[14] Il reprend ici l’antienne que Soros déclame contre l’Inde et la Chine en Afrique. Bien entendu, Aidara ne mord pas la main qui le nourrit et se garde de parler des activités de Soros sur le continent (notamment les Millenium Villages).

L’ONG Search for Common Ground a pour sa part publié deux rapports financés par OSIWA, le premier en mars 2014[15], le second en avril 2016.[16] Ils portent sur la promotion des droits en faveur d’une équité sur la question des terres. La Socfin est mentionnée et critiquée dans ces deux rapports, mais de manière assez surprenante, Bolloré n’y est pas mentionné une seule fois. Les attaques ad hominem contre Bolloré se font plutôt au travers de satellites de l’Open Society et de ses réseaux.

Les remerciements du premier rapport sont destinés à ALLAT (Action for Large-Scale Land Acquisition Transparency), groupement informel à l’origine d’une pétition pour libérer les militants de MALOA ayant manifesté contre la Socfin en Sierra Leone (cf. infra).

search-for-common-ground-02

Plusieurs médias soutenus par OSIWA se sont attaqués au groupe Bolloré, dépassant le simple cadre de la Socfin :

  • Politico SL, un journal de Sierra Leone, a publié plusieurs articles contre le groupe français depuis décembre 2013, évoquant notamment les grèves pour dénoncer « l’agonie » des ouvriers sierra-léonais[17], [18] et la Socfin.[19]
  • Ouestaf News a par exemple relayé un communiqué contre le projet de ligne ferroviaire Bénin – Niger du groupe Bolloré[20] et a rapporté les reproches à l’encontre de Bolloré et de la Socfin.[21]
  • L’Agence Guinéenne de Presse a relevé avec bienveillance, le 26 février 2016, une action de Greenpeace contre le groupe Bolloré.[22]

Excepté ces quelques éléments, l’Open Society reste plutôt discrète à l’encontre du groupe Bolloré. Pourtant, la multinationale est un concurrent direct, notamment dans le secteur énergétique (le besoin de ressources pour les Blue Car et leurs batteries au lithium), ou le déploiement de puissance comme avec le port de Conakry. De manière plus subtile, c’est par exemple la section Afrique du Monde, en sa qualité de partenaire d’OSIWA, qui a publié plusieurs articles relayant les investigations menées contre Vincent Bolloré et son entreprise.

Sherpa & son réseau

Sherpa est plus active. Dès le 3 décembre 2010, l’ONG déposait une plainte contre le groupe Bolloré en compagnie de la FOCARFE, de Misereor, et du CED pour « dénoncer les violations des principes directeurs de l’OCDE du fait des pollutions de l’environnement et des violations des droits des communautés riveraines et des travailleurs causés par l’activité de leur filiale camerounaise Socapalm. »[23] Le CED – Centre pour l’Environnement et le Développement (Cameroun) fut partenaire pour proposer, en 2015, « 14 piliers à prendre en compte dans la réforme en cours du code minier » aux parlementaires camerounais, de divers organismes : Publiez Ce Que Vous Payez Cameroun (coalition d’ONG des réseaux Soros, incluant l’Open Society), Conférence Episcopale Nationale du Cameroun, Open Society, Natural Resource Governance Institute (de Soros, évolution du Revenue Watch Institute), Union Nationale pour la Conservation de la Nature.[24] En 2012, le CED et Global Witness avaient rédigé en commun « Améliorer la transparence dans le secteur forestier. Analyse 2012 des lacunes de l’APV Cameroun en matière de transparence ».[25] Les deux organisations ont de plus déjà travaillé ensemble à d’autres reprises.

sherpa-reactLes échanges, procédures et suivis des actions de l’activité de la Socapalm et du groupe Bolloré par Sherpa et d’autres ONG se sont poursuivis durant plusieurs années et continuent à ce jour. L’ONG de William Bourdon soutient notamment (et ce dès 2013[26]) le Projet ReAct, organisation particulièrement active contre Bolloré (mais que ne financent pas les réseaux Soros[27])[28] ; contre le groupe Bolloré, la Socfin et la Socapalm en Sierra Leone, au Cambodge et au Cameroun.

Lorsque Sherpa ne participe pas directement aux actions contre Bolloré, elle les relaie. En avril 2015, elle publia par exemple un communiqué de presse commun de ReAct et de l’Alliance Internationale des riverains des plantations Socfin (fondée par le militant Emmanuel Elong).[29] Un autre communiqué de celle-ci rapporte le blocage d’une usine par les communautés locales[30], ou plus récemment, le 1er juin 2016, un communiqué de presse de la Synaparcam (Synergie nationale des paysans et riverains du Cameroun).[31]

Oakland Institute

Un nom est à retenir parmi les noms que donne Sherpa dans sa chronologie de la lutte contre Vincent Bolloré : l’Oakland Institute. En avril 2012, il publia le rapport « Comprendre les investissement[s] fonciers en Afrique. Le projet Socfin en Sierra Leone ».[32] Le groupe français est mis en cause dès les premières pages : « Des agriculteurs et petits propriétaires sont poursuivis en Sierra Leone pour leur opposition à Socfin. Leur lutte est bien celle de David contre Goliath, Socfin étant aux mains de puissantes élites économiques et financières internationales, Vincent Bolloré et ses associés. » (p.3)

La question n’est pas ici de distinguer le vrai du faux, la propagande grise des ONG mêlant généralement les deux. La Socfin réfuta les accusations, accusant l’ONG de poursuivre des objectifs politiques et de manipulation, cette dernière répondit à son tour, etc. Penchons-nous plutôt sur l’auteur du rapport. Il s’agit de Frédéric Mousseau, directeur des politiques de l’Oakland Institute depuis janvier 2010. Auparavant, il fut conseiller pour les politiques de l’ONG sorosienne OXFAM pendant près de trois ans (janvier 2007 – novembre 2009).[33] Le 22 mai 2012, peu après ce rapport, il publiait un article dans Le Monde, où il rappelait que le groupe Bolloré « contrôle non seulement des plantations mais aussi étend son emprise dans de grands secteurs stratégiques tels que pétrole, transport, logistique, manutention et surtout ports africains ».[34] Fait-il preuve du même esprit critique au sujet de George Soros ? En 2011, l’Oakland Institute publiait le rapport « Understanding Land Investment Deals in Africa. Country report : Sierra Leone ». Il fut écrit par une certaine Joan Baxter, mais sous la direction de Frédéric Mousseau, et l’on y lit que l’un des buts du Sierra Leone Trade and Investment Forum de 2009 était de « valider le cas de l’investissement positif en Sierra Leone au travers des partenariats de personnalités et d’investisseurs de renommée internationale, comme Tony Blair et George Soros. »[35]

Relativement opaque, l’Oakland Institute ne publie pas de rapports annuels. Ses bilans financiers sont des formulaires fiscaux IRS 990 et donnent quelques noms de bailleurs de fonds. Celui de 2014 rapporte que l’ONG s’est appuyée sur des recherches de l’USAID et du DfID (Departement for International Development) britannique pour ensuite mener ses actions.[36] En 2012, en partenariat avec Global Witness et l’International Land Coalition, l’Institut entreprenait un projet pour la « transparence » des investissements terriens.[37] Ce n’est toutefois que dans le formulaire de 2015 que l’on pouvait noter des dons perçus, parmi lesquels le Sigrid Rausing Trust (plus de 111 000 $) ou la Tides Foundation (15 000 $).[38]

Un autre élément du rapport d’avril 2012 est à noter : les remerciements envers Elke Schaefter de l’ONG Green Scenery pour y avoir « apporté une contribution importante » (le formulaire IRS 990 de 2012 faisait d’ailleurs état d’un partenariat avec cette organisation). La National Endowment for Democracy (NED, i. e. pour rappel, une ONG écran de la CIA) en est partenaire (elle lança la Bike Riders Union avec son soutien[39]), et OSIWA le fut par le passé.[40] Le chairman de Green Scenery est Abu A. Brima, qui est également directeur exécutif du Network Movement for Justice and Development.[41] L’onglet des partenariats est inaccessible, et les financements demeurent inconnus. Toutefois, le rapport annuel de 2009 remercie plusieurs organisations pour leur soutien, dont la NED, OXFAM et OSIWA.[42]

De ce fait, l’indépendance et l’objectivité de l’Oakland Institute interrogent, et orientent une fois de plus vers la défense d’intérêts économiques anglo-américains. Tout au plus, George Soros est parfois mentionné, au détour de critiques légères. Ce deux poids deux mesures n’est pas isolé chez les ONG. On se souvient par exemple des moyens conséquents déployés par Greenpeace contre Shell pour le coulage de la plateforme Brent Spar, et de ses actions minimalistes pour la catastrophe écologique causée par British Petroleum.[43]

Greenpeace

Greenpeace contribue d’ailleurs à son tour aux attaques contre le groupe Bolloré (par exemple avec son rapport « Menaces sur les forêts africaines »[44]). Thuli Makama, ancienne d’OSISA (Open Society Initiative for Southern Africa), siège à son bureau.[45] Quelques autres personnes – bien que peu nombreuses – sont liées tant à Greenpeace qu’à l’Open Society :

  • Bram Dijkstra, ancien de Greenpeace Pays-Bas.[46]
  • Ramesh Singh, Chief Operating Officer ( e. directeur des opérations) chez Greenpeace International (depuis avril 2013), ancien directeur à l’Open Society (juillet 2011 – mars 2013), cadre et directeur chez ActionAid pendant plus de vingt ans).[47]
  • Michel Peremans, ancien directeur de campagne pour Greenpeace, désormais consultant freelance pour plusieurs organisations dont l’Open Society.[48]
  • Daniel Simons, qui travaille sur les questions juridiques à l’Open Society depuis avril 2016, après en avoir fait de même chez Article 19 (de 2005 à 2008) puis chez Greenpeace pendant huit ans.[49]

On se souvient également que c’est avec Global Witness que Greenpeace avait lancé une guerre informationnelle contre la RDC dans le cadre d’un supposé trafic illégal de bois, et que ces deux ONG avaient conjointement enjoint la France à ne plus soutenir le commerce de bois au Liberia. Indirectement liée aux réseaux Soros par son partenariat avec Sherpa, Greenpeace attaque Bolloré sur la question de la déforestation découlant des activités de la Socfin et de la Socapalm.[50] Greenpeace France fait d’ailleurs partie des trois ONG (aux côtés de Sherpa et du CED) inscrites à la fin du rapport de septembre 2016 de l’ONG Le Palmier de l’Espoir.[51] Les formulaires IRS 990 du Greenpeace Funds ne font pas état de financements de l’Open Society, mais on y trouve le Rockefeller Brothers Fund, ou encore la Charles Stewart Mott Foundation, partenaire de longue date de l’Open Society et présente à ses côtés, la plupart du temps, dans le financement des ONG de soutien aux migrants le long de la route des Balkans.

MALOA

Qu’est-ce que l’ONG sierra-léonaise MALOA (Malen Land Owners and Users Association), dont six militants avaient été emprisonnés en février 2016 – puis libérés en juin pour leurs manifestations anti-Socfin ?[52] Locale, elle ne dispose pas de site Internet, mais seulement d’un compte Twitter[53] aujourd’hui inactif et d’une page Facebook[54] également inactive, MALOA Pujehun (le district de Pujehun se situe au sud de la Sierra Leone et est frontalier du Liberia).

Sur Twitter, l’ONG a une trentaine d’abonnés. Parmi ceux-ci : Land Rights Now, sponsorisée entre autres par OXFAM, Namati (dont plusieurs branches de l’Open Society[55] font partie du réseau – l’url indiquant la sous-section « network »), l’International Fund for Agricultural Development (IFAD, soutenue notamment par la Bill & Melinda Gates Foundation[56] et OXFAM[57]), etc. ; FoodTank, une ONG dont le nom donne les buts, à majorité américaine (et où l’on trouve OXFAM America[58] – section à laquelle l’Open Society donne désormais entre 1 et 4,99 millions de dollars par an[59]) ; PLAAS (Institute For Poverty, Land and Agrarian Studies), que la Ford Foundation finança en 2013, et OSISA en 2015.[60] Les abonnements[61] de MALOA illustrent pour leur part ses influences : Global Washington (le nom se suffit à lui-même), OXFAM (America, Grande-Bretagne, International, Policy & Practice), Human Rights Watch, Greenpeace, Carnegie Endowment, PLAAS, Friends of the Earth, Green Scenery, The Nature Conservancy (qui a pour partenaires de nombreuses agences gouvernementales[62], dont le PDG Mark Tercek est un ancien directeur de la banque Goldman Sachs[63], et qui travaille à l’accaparement privé des océans pour en faire des fonds spéculatifs[64]), ou encore un compte (non-officiel) de l’économiste Joseph Stiglitz, un proche de George Soros.[65]

Baki Youssouphou

La pétition[66] pour la libération des six militants de MALOA a été lancée notamment par ALLAT et Green Scenery sur We Sign it, une plate-forme fondée par Baki Youssouphou[67], ancien président de la Confédération étudiante, et co-animateur de « Quoi ma gueule ? En finir avec les contrôles au faciès », organisée entre autres avec Human Rights Watch et l’Open Society.[68] Baki Youssouphou est par ailleurs le créateur du nom de domaine du mouvement « Nuit Debout ».[69] Sur son compte Twitter, il se présente comme un membre d’AFRICTIVISTES.[70] Cette ONG, la « Ligue Africaine des Activistes pour la Démocratie », a pour partenaires notables OSIWA, Global Voices, Article 19, IREX, ou encore GuinéeVote, des organismes financés par l’Open Society.[71] On y ajoutera Internet Sans Frontières, dont la « liste de liens » renvoie majoritairement vers des ONG financées par l’Open Society : Global Voices, Human Rights Watch, Internews Europe, FIDH, La Quadrature du Net, Reporters Sans Frontières, etc.

Le 3 juin 2016, sous la coordination de l’ONG ReAct, Nuit Debout (mouvement au logo très « Otporien ») se joignait à la manifestation devant la tour Bolloré.[72] Suite à cette action, Nuit Debout publiait sur son site la note de synthèse du Projet ReAct et de l’Alliance Internationale des Riverains des plantations Bolloré-Socfin de juin 2016.[73]

Bref complément sur la Sierra Leone : le ManoCap Soros Fund

manocap-01Quels sont les intérêts de George Soros ? Quel pourrait être l’intérêt d’une attaque de ses réseaux contre Vincent Bolloré ? Les deux hommes étant des amis – jusqu’à récemment pour Soros – d’Alpha Condé, les ONG du « philanthrope » restent plutôt discrètes au sujet de Bolloré en Guinée. Ce n’est pas le cas avec les critiques de la Socfin en Sierra Leone. L’entreprise y implante des hévéas et des palmiers à huile, et l’on y voit une très forte influence de Bolloré Africa Logistics.[74] En d’autres termes, son activité est de l’agribusiness. Or le Soros Economic Development Fund a investi dans le gestionnaire de capitaux privés sierra-léonais ManoCap, qui gère ainsi le ManoCap Soros Fund (MSF).[75] Sans surprise, ce dernier investit dans l’agribusiness et les « services liés ». Or l’huile de palme fait partie des agrocarburants, les mêmes qu’exploite Adecoagro, dont George Soros (via son Soros Fund) est l’un des principaux actionnaires…

ActionAid

Nous avons cité précédemment un article publié par l’ONG Peuples Solidaires qui rapportait la libération des militants de MALOA.[76] Peuples Solidaires est le chapitre français de l’ONGI humanitaire ActionAid, dont les financements proviennent de l’Union Européenne et de son département dédié à l’aide humanitaire et à la protection civile, des Nations Unies, ou encore du DfID britannique.[77] A l’instar de Greenpeace, plusieurs membres d’Action Aid (parfois écrite ActionAid) sont passés par l’Open Society, et réciproquement.

En dehors de ces chassés-croisés, la collaboration entre l’Open Society et ActionAid remonte à plusieurs années déjà. Le 16 septembre 2005, elles organisaient conjointement une conférence, à New York, sur la question des politiques macroéconomiques sur le Sida, l’éducation et le genre, et les moyens de mettre en place à horizon 2015 les objectifs de développement pour le millénaire des Nations-Unies (UN Millenium Development Goals).

En 2005 toujours, le rapport d’activité des Soros Foundations rapportait l’investissement conjoint d’OSISA et Action Aid en Afrique pour fournir « aux organisations de la société civile de la région un guide sur la manière de coopérer avec la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (Southern Africa Development Community – SADC), l’Union africaine, et d’autres organisations. OSISA a travaillé avec le Forum parlementaire de la SADC dans la volonté de produire un cadre pour des élections démocratiques. »[78] Ces actions communes se sont poursuivies en 2007[79], 2008[80], etc., jusqu’à aujourd’hui.[81], [82]

Par l’entremise de Peuples Solidaires donc, Action Aid, ONG proche de l’Open Society, tenta de lancer une guerre de l’information contre Vincent Bolloré à l’occasion de la COP21, en décembre 2015. Intitulée « Bolloré : sponsor de la COP21 et d’atteinte aux droits humains ? »[83], elle recueillit plus de 22 000 signatures. A la différence d’autres ONG sorosiennes qui visent le patron du groupe en Sierra Leone, ActionAid incitait ici à pousser Bolloré à retirer ses investissements du Cameroun en désapprouvant les pratiques de la Socfin, ou alors de « poser un cadre de dialogue durable et équitable vers une sortie de crise » (que l’on peut imaginer provenant d’ONG « indépendantes » et issues de la « société civile »…). Les propos de la pétition sont volontairement anxiogènes et adaptés à la COP, conférence sur le climat : « […] la Socfin qui développe des plantations de palmiers à huile et d’hévéas dans plusieurs pays aggrave le réchauffement climatique et est soupçonnée de provoquer des atteintes aux droits humains. »

En deux temps :

  • Rien ne permet d’affirmer que des plantations d’hévéas et de palmiers à huile aggravent le « réchauffement climatique », ou alors ActionAid serait bien venue de dénoncer les plantations d’Adecoagro en Amérique latine, dont Soros est l’un des principaux actionnaires (son Soros Fund Management y a réduit sa participation mais possède toujours près de 12 millions de parts[84]). Dans le même registre, le charbon fut accusé, durant la COP21, d’aggraver ce fameux « réchauffement ». ActionAid a-t-elle exigé que George Soros se retire d’Arch Coal et Peabody Energy, les deux géants américains du secteur ? Non, bien entendu.
  • La Socfin est « soupçonnée » de provoquer des atteintes aux droits humains : un « soupçon » suffirait donc pour accuser Bolloré et exiger son retrait de la Socfin au Cameroun. On glisse ainsi de la supposition au fait établi, manœuvre rhétorique dilatoire relativement classique dans une guerre de l’information.

On notera que le Cameroun est, derrière la RDC, le pays d’Afrique au plus fort potentiel, avec 6% de croissance, de nombreuses ressources énergétiques renouvelables (hydraulique, éolien, solaire, géothermique, biomasse). Il compte plus de cinquante projets de centrales électriques, est le quatrième producteur africain et le dixième mondial d’huile de palme, et le quatrième producteur africain de caoutchouc naturel. Mais ce pays comprend aussi de l’or, du diamant, du fer et de la bauxite. OSIWA y est présente, mais bien moins que dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, et l’influence de Soros s’y révèle vraisemblablement bien moindre que celle de Bolloré.

Au Cambodge

La FIDH se joignit à l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT, financée par l’Open Society[85]) pour dénoncer un « harcèlement judiciaire » contre les manifestants anti-Socfin en Sierra Leone[86], et critiqua par la suite Bolloré pour l’emprisonnement des militants de MALOA[87]. Au Cambodge, la FIDH publia dès 2011 le rapport « Cambodge. Terrains défrichés, droits piétinés »[88] contre la Socfin-KCD, joint-venture de la Socfinasia, en précisant que « le groupe industriel français Bolloré et les familles belges de Ribes et Fabri » sont les principaux détenteurs de celle-ci. Dans son rapport d’activité de 2015, la FIDH maintenait ses accusations contre le groupe Bolloré.[89] L’Open Society fait partie des fondations, associations et ONG qui financent la FIDH.[90]

Hormis ce rapport, des ONG cambodgiennes ont été contactées et soutenues par le Projet ReAct – selon son rapport d’activité 2013 – pour lutter contre Bolloré dans ce pays. On trouve 1) la Cambodian Labour Confederation, qui est fréquemment reprise par l’ONG OpenDevelopment Cambodia, que financent notamment l’Open Society et l’USAID[91] 2) la Cambodian Human Rights and Development Association (ADHOC Cambodia), soutenue entre autres par l’Open Society et deux sections d’OXFAM[92] 3) la Cambodian League for the promotion and defense of human rights (LICADHO), qui défendit l’Open Society en 2007, quand le pouvoir royal voulait expulser l’ONG du territoire[93] – cette dernière lui rend bien, et a souvent publié des billets mentionnant le travail de l’ONG cambodgienne. Le 18 août 2016, la LICADHO cosigna une lettre ouverte sur les violations des droits de l’homme au Cambodge, en compagnie de plusieurs organisations, parmi lesquelles Human Rights Watch, le Cambodian Center for Human Rights (que financent l’USAID et l’Open Society[94]), la FIDH, CIVICUS (OSISA[95]), l’International Commission of Jurists (Open Society et OSISA[96]), Civil Rights Defenders (Open Society[97]), etc.

***

Hors des réseaux Soros : le Projet ReAct

ONG domiciliée à Grenoble, ReAct (Réseaux pour l’Action Transnationale) se donne pour mission « d’appuyer l’organisation locale et transnationale des travailleurs et des citoyens confrontés au pouvoir excessif des grandes entreprises », et s’appuie pour ce faire « sur un réseau d’organisateurs présents dans les différentes zones d’implantation des entreprises ». Ses objectifs : « construire des organisations locales et alliances transnationales ; avoir une capacité d’action transnationale simultanée ; créer des espaces de négociation transnationaux ; obtenir des concessions majeures de la part des firmes multinationales ».[98]

Sa coordonnatrice se nomme Eloïse Maulet. Le seul rapport d’activité que présente l’ONG concerne l’année 2013 et ne peut être vu qu’en se rendant sur l’ancienne version du site (en se rendant sur la page « contact » du nouveau, qui emmène sur l’ancienne interface, ou en passant par un moteur de recherche). Le président était alors Adrien Sahuc et la trésorière, Alice Guiet.[99] Cette année-là, l’ONG consacrait plus de la moitié de son budget (soit près de 10 000 €) contre la Socfin / le Groupe Bolloré. Une certaine Marielle Benchehboune est organisatrice internationale et porte-parole du mouvement.[100]

La première newsletter, datée de mars 2013, souligne que les actions contre la Socfin sont les premières des deux projets lancés par l’ONG – l’autre est contre une autre multinationale, B2S, en France et au Maroc. Le Groupe Bolloré est ainsi la cible de ReAct depuis sa création, en 2010. Ses membres se sont rendus au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Liberia puis en Sierra Leone plusieurs fois par an depuis cette année-là.[101]

On notera avec étonnement que les quatre références du « pôle organizing » de l’ONG soient américaines :

  • Saul Alinsky, père du « community organizing » et proche de l’Institut Tavistock : ReAct renvoie vers le Rules for Radicals[102] de ce dernier, un livre étudiant les protestations sociales des mouvements de gauche, ainsi que la psychologie de la dynamique des groupes. Il est une influence d’Obama, et Hillary Clinton écrivit une thèse sur lui, Une analyse du modèle Alinsky. L’un des organismes financés par Soros aux Etats-Unis, le Center for Community Change, s’appuie sur les méthodes d’action d’Alinsky. En complément, le lecteur pourra se reporter à l’article de Joaquin Flores traduit par Le Saker Francophone relatif à la tentative de révolution colorée en Arménie, via l’Electric Erevan ; les méthodes de déstabilisation dispensées par Alinsky y sont disséquées.[103]
  • Cesar Chavez, un étudiant de Saul Alinsky. En 2010, l’Open Society accorda une subvention de 100 000 $ à La Union del Pueblo Entero, créée par Cesar Chavez.[104] En 2014, Obama décréta que le 31 mars serait désormais le Cesar Chavez Day. Gene Sharp, dont Soros applique scrupuleusement les stratégies de la révolution colorée, fut le coauteur de Non-Violent Action : A Research Guide, où il analysait entre autres Cesar Chavez et sa méthode d’action non-violente.
  • John L. Lewis, fondateur de l’AFL-CIO. Saul Alinsky lui dédia un livre, John L. Lewis, An Unauthorized Biography. L’AFL-CIO fut pour sa part financée par la CIA.[105] Sur sa page Facebook, ReAct relayait, le 13 octobre 2016, un article de Solidarity Center, une filiale de l’AFL-CIO.
  • Wade Rathke au sein d’ACORN International, dont il fut le fondateur. On s’étonnera là aussi du choix de ReAct. En effet, le New York Times rapporta que le frère de Rathke détourna près d’un million de dollars d’ACORN entre 1999 et 2000. Wade Rathke tenta d’étouffer l’affaire jusqu’à ce qu’un lanceur d’alerte la révèle en 2008, et quitte l’ONG.[106] Ce scandale n’empêche nullement ReAct d’être un partenaire d’ACORN.

Ces quelques éléments apparemment disparates et à première vue sans importance sont instructifs à plus d’un titre. Le plus important, outre la filiation intellectuelle américaine, reste le faisceau d’indices relatif aux méthodes d’action héritées de la « non-violence » (un mode d’action que ReAct revendique[107]), inspirées par Saul Alinsky et surtout par Gene Sharp, théoricien des révolutions colorées, et dont le manuel des 198 méthodes d’actions non-violentes fut retrouvé entre autres au cours de la révolution égyptienne, distribué par des membres de Canvas (ex-Otpor). On peut dès lors supposer que, de manière discrète, ReAct dispose de solides soutiens sur le terrain pour l’aider à organiser, de manière professionnelle, une agit-prop contre le Groupe Bolloré.

Dans sa newsletter de mars 2016, ReAct confirmait ce lien avec l’activisme américain en faisant la promotion d’une soirée en compagnie de Peter Zschische, fondateur de l’ONG intersyndicale The Employee Rights Center.[108] En janvier 2014, l’Open Society annonça que cette ONG ferait partie d’un groupe d’organisations de San Diego qu’elle financerait dans le cadre de son Open Places Initiative.[109] The Employee Rights Center a par ailleurs quelques partenaires[110] dont deux ont des bailleurs de fonds éloquents : American Civil Liberties Union (Open Society), Center on Policy Initiatives San Diego (Ford Foundation, Rockefeller Foundation[111]).

En parallèle du « pôle organizing », ReAct dispose d’un « pôle alliances syndicales » et précise adopter une démarche intersyndicale. Il se destine à créer du réseau, à tisser des liens pour mettre en relation des organisations afin de créer « des alliances syndicales à l’échelle de l’entreprise ».

L’ancienne version du site donne en outre la méthode de « l’escalier » qu’adopte ReAct[112] :

react

Partenaires du Projet ReAct

L’ONG catégorise ses partenariats en trois types distincts : amis, alliés, financeurs.

  1. Amis
  • Alliance Citoyenne, une ONG grenobloise dont une méthode d’action (dite de « l’escalier ») a inspiré ReAct. Comme cette dernière, Alliance Citoyenne a Non-Violence XXI parmi ses bailleurs de fonds.[113]
  • ACORN International : cf. supra pour l’affaire de détournements de fonds que l’ONG tenta d’étouffer pendant plusieurs années.
  • Worker Empowerment. Cette ONG basée à Hong-Kong est opaque. Néanmoins, elle publia une déclaration commune avec trois autres ONG en juillet 2016[114]: 1) China Labor Watch, une ONG basée à New York 2) Students and Scholars Against Corporate Misbehaviour (SACOM), ONG hong-kongaise récompensée du Public Eye Awards (lancé par l’ONG suisse La Déclaration de Berne) en 2006[115] – dont l’un des membres du jury est Kumi Naidoo, co-conférencier de George Soros à la Munich Security Conference du 7 février 2015[116] mais surtout ancien directeur exécutif international de Greenpeace[117] 3) Hong-Kong Confederation of Trade Unions.
  1. Alliés
  • GRAIN, ONG de soutien aux paysans et aux mouvements sociaux. Parmi ses partenaires, on trouve OXFAM Novib ( e. le chapitre néerlandais) et Misereor, ONG alliée et partenaire[118] de Sherpa dans la plainte contre Bolloré. Elle est aussi financée par quatre ONG / fondations américaines : CS Fund, Grassroots International, New Field Foundation, Swift Foundation.[119]
  • Global Labour Institute, ONG britannique proche du « labour movement ». Son bureau consultatif a pour représentante Susan George, présidente d’honneur d’ATTAC.[120]
  • Cette ONG belge a notamment créé, en 2015, MIRADOR, « l’observatoire critique des multinationales ». Celui-ci a plusieurs partenaires, dont : 1) l’Observatoire des multinationales français 2) le Transnational Institute (présidé par Susan George[121]) et qui a pour partenaires américains l’ACLU (Open Society[122]) ; l’influent Institute for Policy Studies ; WOLA (The Washington Office on Latin America), dont les plus gros financeurs (le « cercle des visionnaires », plus de 50 000 $ par an) comprennent la Ford Foundation et l’Open Society[123]; Food First 3) le Corporate Europe Observatory, financé par des nombreuses organisations, parmi lesquelles l’Open Society, les fondations Adessium, Ford, Oak, Charles Léopold Mayer (qui finance ReAct), ou le Rockefeller Brothers Fund.[124] Son bureau consultatif accueille aussi Susan George.
  • L’Observatoire des multinationales, un site dont le contact est Alter-Médias, qui édite le site altermondialiste Basta ![125]
  • L’AFASPA (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique).
  • Peuples Solidaires, chapitre français d’ActionAid, ONG des réseaux Soros active contre le Groupe Bolloré.
  • FIAN (anciennement FoodFirst Information and Action Network), dont OXFAM est l’un des partenaires.[126]
  • Cette ONG qui fit sa renommée en dénonçant la « Françafrique » (mais pas la « Sorosafrique ») est partenaire de Sherpa, et eut pour avocat William Bourdon. Dans Carnages, Pierre Péan souligne les nombreuses erreurs et approximations de Survie dans bon nombre de dossiers.

2. Financeurs

  • Fondation Un monde par tous, émanation de la Fondation de France créée en 1995.
  • Non-Violence XXI, qui finance des projets d’action non-violente et est constituée d’organisations non-violentes.[127]
  • La Fondation des droits de l’homme au travail (FDHT), un ancien financeur du Business & Human Rights Resource Centre[128], actuellement financé par l’Open Society, et dont nous avons déjà parlé (cf. supra).
  • Grassroots Foundation, une ONG allemande qui subventionne des projets dans quatre domaines : réforme des agences bancaires et de crédit à l’export, soutien aux mouvements anti-nucléaire, soutien à une utilisation des terres qui bénéficie aux gens et à la nature, soutien aux initiatives qui visent à stopper le développement des OGM.
  • Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme, ONG suisse aux nombreux partenaires (dont OXFAM France et Sherpa).[129] La Fondation fait partie de deux organisations : 1) l’Edge Funders Alliance, et l’un de ses membres, Nicolas Krausz, en est le co-président, aux côtés de Terry Odendahl du Global Greengrants Fund (aux très nombreux donateurs, dont l’Open Society[130]). On trouve en outre, au bureau directeur de ce groupement, Donal Mac Fearraigh, de l’Open Society Initiative for Europe 2) l’European Foundation Centre, dont la présidente n’est autre qu’Ewa Kulik-Bielińska, directrice exécutive de la Stefan Batory Foundation, i. e. le chapitre polonais de l’Open Society.[131] En-dehors de la Stefan Batory et de l’Open Society, l’EFC comprend le chapitre estonien de cette dernière, Open Estonia.

Thibault Kerlirzin

Notes

[1] http://www.knowckers.org/2016/05/l%E2%80%99usage-offensif-de-l%E2%80%99information-par-bollore-africa-logistics/

[2] https://business-humanrights.org/en/bollor%C3%A9/?dateorder=datedesc&page=1&componenttype=all

[3] https://business-humanrights.org/fr/a-propos-de-nous/partenaires-et-soutiens

[4] https://www.ihrb.org/about/funding/#link-3

[5]https://www.earthrights.org/sites/default/files/documents/2015_annual_report_final.pdf

[6] http://www.msi-integrity.org/about/mission-and-principles/

[7] http://lrc.org.za/lrcarchive/publications/annual-reports

[8] http://www.sudonline.sn/des-activistes-africains-partagent-leurs-experiences-a-dakar_a_29612.html

[9] https://www.facebook.com/LumiereSynergieDeveloppemnt/

[10] https://alysagne.wordpress.com/about/

[11] https://alysagne.wordpress.com/2015/10/03/les-professionnels-des-media-formes-sur-les-operations-et-les-mecanismes-de-transparence-et-de-redevabilite-de-la-bad/

[12] https://www.globalwitness.org/documents/12753/cotedivfrench.pdf

[13] https://twitter.com/global_witness/status/714819419646464000

[14] https://twitter.com/ibrahimaaidara1

[15] https://www.sfcg.org/wp-content/uploads/2014/08/SLE_EV_Mar14_Baseline_SAL_OSIWA-Land-Rights.pdf

[16] https://www.sfcg.org/wp-content/uploads/2016/07/Final-Evaluation-Report-May-24-submission_FINAL-1.pdf

[17] http://politicosl.com/articles/agony-sierra-leonean-worker

[18] http://politicosl.com/articles/bollore-workers-down-tools

[19] http://politicosl.com/articles/sierra-leone-socfin-vs-landownerscourt-rules-today

[20] http://www.ouestaf.com/Projet-de-ligne-ferroviaire-Benin-Niger-du-groupe-Bollore-des-observateurs-crient-au-scandale-communique_a5654.html

[21] http://www.ouestaf.com/Accaparement-des-terres-le-groupe-Bollore-sur-la-sellette_a4283.html

[22] http://www.agpguinee.com/fichiers/livre.php?pseudo=rub17&langue=fr&code=calb18829&num=852

[23] https://www.asso-sherpa.org/procedures-dates-cles-socapalm

[24] http://www.cedcameroun.org/wp-content/uploads/2015/01/122014_14-pilliers-propositions-r%C3%A9forme-mini%C3%A8re-cameroun.pdf

[25] http://www.cedcameroun.org/wp-content/uploads/2016/02/102012Cameroon_VPA_Transparency_Gap_2012_FR.pdf

[26] https://www.facebook.com/assosherpa/posts/10152315019409018

[27] http://projet-react.org/v2/partenaires/

[28] Notons juste pour le moment que Survie et ActionAid fait partie de ses « alliés ». Cf. notre cartographie de ReAct, infra.

[29] https://www.asso-sherpa.org/resistance-mondiale-contre-les-accaparements-de-terres-par-bollore-et-socfin

[30] https://www.asso-sherpa.org/plantations-socfin-bollore-une-nouvelle-usine-bloquee-par-les-communautes-locales

[31] https://www.asso-sherpa.org/8282-2

[32] https://www.oaklandinstitute.org/sites/oaklandinstitute.org/files/rapportOISocfinAvril2012enfrancais.pdf

[33] https://www.linkedin.com/in/frederic-mousseau-39668525

[34] http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/22/les-populations-indigenes-d-afrique-et-d-asie-contestent-le-projet-socfin-bollore_1704875_3232.html

[35]https://www.oaklandinstitute.org/sites/oaklandinstitute.org/files/OI_SierraLeone_Land_Investment_report_0.pdf, p.20.

[36] https://www.oaklandinstitute.org/sites/oaklandinstitute.org/files/The_Oakland_Institute-2014-Form_990-Public.pdf

[37] https://www.oaklandinstitute.org/sites/oaklandinstitute.org/files/Oakland_Institute_2012_Form_990.pdf

[38] https://www.oaklandinstitute.org/sites/oaklandinstitute.org/files/OaklandInstitute_990-2015.pdf

[39] http://www.greenscenery.org/index.php/about-us/head-office/2-uncategorised/11-green-scenery-partners-launch-bike-riders-union

[40] http://www.greenscenery.org/index.php/partners

[41] http://www.nmjd.org/home/freetown

[42] http://nmjd.org/report/NMJD%20ANNUAL%20REPORT%202009.pdf

[43] Pour un exposé complet, cf. Knowckers.org et Harbulot (Christian), Fabricants d’intox. La guerre mondialisée des propagandes, Lemieux éditeur, 2016.

[44] http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266171/Menaces-For%C3%AAts_Greenpeace-France.pdf

[45] http://www.greenpeace.org/international/Global/international/publications/greenpeace/2016/2015-Annual-Report-Web.pdf

[46] https://www.opensocietyfoundations.org/people/bram-dijkstra

[47] https://www.linkedin.com/in/ramesh-singh-b5712123

[48] https://www.linkedin.com/in/michel-peremans-25213818

[49] https://www.linkedin.com/in/daniel-simons-296a131

[50] http://forets.greenpeace.fr/ag-du-groupe-bollore-et-la-deforestation-africaine

[51] https://www.dropbox.com/s/3nssv9bvwvf9qng/RAPPORT%20SOCAPALM_Final%20SEPT%202016.pdf?dl=0

[52] http://www.peuples-solidaires.org/qui-sommes-nous/notre-organisation

[53] https://twitter.com/search?q=%40MALOAPujehun&src=typd

[54] https://www.facebook.com/MALOAPujehun/

[55] https://namati.org/search/?swpquery=open+society

[56] https://www.ifad.org/fr/what/partnership/tags/8008015

[57] https://www.ifad.org/fr/what/partnership/tags/8991928

[58] http://foodtank.com/partner-organizations

[59] https://www.oxfamamerica.org/static/media/files/Oxfam-America-Annual-Report-FY16_Donor-List.pdf

[60] http://www.plaas.org.za/sites/default/files/publications-pdf/PLAAS%20AR%202015%20web.pdf

[61] https://twitter.com/MALOAPujehun/following

[62] http://www.nature.org/about-us/our-partners/index.htm?intc=nature.fnav

[63] http://www.nature.org/about-us/governance/executive-team/mark-tercek-biography.xml

[64] Cf. le film documentaire de Mathilde Jounot Océans, la voix des invisibles, 2016.

[65] Stiglitz est élogieux à l’égard de Soros sur la vidéo de présentation de l’Open Society : https://www.youtube.com/watch?v=dvx6U0JUURA

[66] http://stopintimidation.wesign.it/fr

[67] https://www.linkedin.com/in/baki-youssoufou-81a85930

[68] http://www.quoimagueule.net/

[69] http://who.is/whois/http://www.nuitdebout.fr

[70] https://twitter.com/bakiyoussoufou

[71] http://www.africtivistes.org/!/

[72] https://nuitdebout.fr/blog/2016/06/05/manifestation-devant-la-tour-bollore-contre-laccaparement-de-terres-en-asie-et-en-afrique/

[73] https://nuitdebout.fr/wp-content/uploads/2016/06/2016_06_synthe%CC%80se_situation_alliance_.pdf

[74] http://www.bollore-africa-logistics.com/qui-sommes-nous/filiales-en-afrique/sierra-leone.html

[75] http://www.africainvestor.com/article.asp?id=6504

[76] http://www.peuples-solidaires.org/2016/06/sierra-leone-les-militants-retrouvent-la-liberte

[77] http://www.actionaid.org/who-we-are/our-funding-partners

[78] https://www.opensocietyfoundations.org/sites/default/files/a_complete_2.pdf

[79] https://www.opensocietyfoundations.org/sites/default/files/discussion-20071101-french_0.pdf

[80] https://www.opensocietyfoundations.org/sites/default/files/10reasons_20081201.pdf

[81] https://www.opensocietyfoundations.org/events/front-lines-environmental-justice

[82] http://www.actionaid.org/gambia/shared/precious-metals-ii-systemic-inequality

[83] http://appels-urgents.peuples-solidaires.org/appel-urgent/climat-bollore-cameroun?canal=site&utm_source=site&utm_medium=site&utm_campaign=AU385

[84] http://www.chesterindependent.com/2016/11/14/ownership-change-soros-fund-management-llc-decreased-its-holding-in-adecoagro-s-a-agro-by-20-49-million/

[85] http://blog.omct.org/about/

[86] https://www.fidh.org/en/issues/human-rights-defenders/sierra-leone-judicial-harassment-of-land-rights-defenders

[87] https://www.fidh.org/fr/themes/mondialisation-droits-humains/sierra-leone-emprisonnement-de-shiaka-sama-proces-de-journalistes-en

[88] https://www.fidh.org/IMG/pdf/cambodgefran574_aout_2012.pdf

[89] https://www.fidh.org/IMG/pdf/fidh_annual_report_2015.pdf

[90] https://www.fidh.org/fr/qui-sommes-nous/nos-financements/

[91] https://opendevelopmentcambodia.net/about/background/

[92] http://www.adhoc-cambodia.org/adhoc-is-supported-by/

[93] http://www.licadho-cambodia.org/pressrelease.php?perm=148

[94] http://cchrcambodia.org/index_old.php?url=aboutus/aboutus.php&p=donor.php&id=2&show=partner

[95] http://www.osisa.org/general/global/Events/civicus%E2%80%99-state-civil-society-report-2015-workshop

[96] http://www.icj.org/wp-content/uploads/2014/05/icj_rapport_annuel_2013.pdf

[97] https://www.civilrightsdefenders.org/support-us/donors-and-contributors/

[98] http://projet-react.org/v2/objectifs/

[99] http://projet-react.org/files/standard/public/p8_4aadb92136ee6cf0530ef51fe82f3fb7ReAct_Rapport_activite_2013.pdf

[100] https://www.linkedin.com/in/marielle-benchehboune-88a2778b

[101] http://projet-react.org/v2/wp-content/uploads/2016/10/ReAct_newsletter_01_201303.pdf

[102] http://infed.org/mobi/saul-alinsky-community-organizing-and-rules-for-radicals/

[103] http://lesakerfrancophone.net/armenie-les-revolutions-de-couleur-autopsie-et-travaux-pratiques/

[104] https://www.opensocietyfoundations.org/about/programs/us-programs/grantees/la-union-del-pueblo-entero

[105] Charpier (Frédéric), La CIA en France : 60 ans d’ingérence dans les affaires françaises, Seuil, 2008, 364 p.

[106] http://www.nytimes.com/2008/07/09/us/09embezzle.html?_r=0

[107] http://projet-react.org/v2/fr/action-directe-non-violente/

[108] http://projet-react.org/v2/wp-content/uploads/2016/10/ReAct_newsletter_09_201603.pdf

[109] https://www.opensocietyfoundations.org/press-releases/open-society-taps-three-sites-spur-local-progress

[110] http://weberc.net/partners-coalitions/

[111] http://www.cpisandiego.org/funding

[112] http://projet-react.org/web/16-les-4-marches.php

[113] https://alliancecitoyenne.org/modele-economique/

[114] http://www.workerempowerment.org/en/updates/136

[115] http://sacom.hk/about-us/awards/

[116] https://www.securityconference.de/en/media-library/image/kumi-naidoo-and-george-soros/?tx_dreipctvmediacenter_mediacenter%5Bvenue%5D=16&cHash=8ec186c706a51d854ceb639e0f69959f

[117] http://www.greenpeace.org/international/en/news/Blogs/Kumi-Naidoo/

[118] https://www.asso-sherpa.org/nos-partenaires

[119] https://www.grain.org/fr/pages/funders

[120] http://www.globallabour.info/en/2006/09/advisory_board.html, page non actualisée depuis mars 2013.

[121] http://annual2015.tni.org/

[122] https://www.aclu.org/news/aclu-awarded-50-million-open-society-foundations-end-mass-incarceration

[123] https://www.wola.org/sites/default/files/Fundraising/WOLA-Annual-Report-2015_FINAL_web.pdf

[124] https://corporateeurope.org/about-ceo

[125] http://www.bastamag.net/L-economie-du-projet

[126] http://www.fian.be/Partenaires-et-reseaux?lang=fr

[127] http://www.nonviolence21.org/images/PDF/Rapportdudixieme.pdf

[128] https://business-humanrights.org/en/about-us/partners-endorsements

[129] http://www.fph.ch/rubrique34.html

[130] https://www.greengrants.org/wp-content/uploads/2016/02/FY15-Global-Greengrants-donor-list.v1.pdf

[131] http://www.efc.be/about/governance/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s