L’effet Trump déborde le simple cadre politico-économique américain. La Hongrie, l’un des centres européens névralgiques de l’Open Society (qui y finance en outre des ONG d’aide aux migrants) a décidé de prendre des mesures contre Soros.

Sur la scène internationale, Viktor Orbán fut le seul dirigeant européen à avoir salué la victoire du nouveau président américain, au point que ce dernier invita le Premier ministre hongrois à venir lui rendre visite. Dans la foulée, le parti d’Orbán annonça publiquement sa volonté de mettre à bas toutes les ONG du pays financées par George Soros[1] (suivi désormais par Nikola Gruevski en Macédoine, pays où vient de naître un mouvement « Stop Soros »[2]). Bloomberg rappelle par la même occasion qu’en 2014, Orbán avait personnellement demandé un audit des fondations financées par la Norvège, déclarant que les groupes de la société civile financés par l’étranger agissaient sous couverture en qualité d’ « activistes politiques rémunérés ».

On pense ici bien évidemment à l’EEA Grants, une ONG qui regroupe officiellement la Norvège, le Liechtenstein et l’Islande, mais qui comprend à la fois les Norway Grants et EEA Grants, la Norvège faisant en plus partie de cette seconde partie. En outre, comme l’indique le site officiel, la Norvège y représente plus de 96% du budget. Enfin, créée par les pouvoirs publics, cette ONG est présidée par Jonas Gahr Støre mais se révèle rapidement être une arrière-cour des réseaux Soros : Støre, ancien ministre et défenseur de la « société ouverte », siège aux côtés de George Soros au Conseil d’administration de l’International Crisis Group, une organisation que le « philanthrope » finance.[3] Par ailleurs, une partie des fonds de l’EEA Grants est attribuée aux programmes de soutien aux migrants. L’ONG désigne des opérateurs de programme, qui assureront la mise en œuvre et l’utilisation des financements sur le terrain dans les différents pays visés. Or, dans la plupart des cas, les « opérateurs » de l’EEA et des Norway Grants sont les fondations Soros ou financées par l’Open Society (rappel : la Stefan Batory Foundation est la branche polonaise de l’Open Society), comme le souligne une lettre de soutien de ces « opérateurs » envers l’Ökotárs Foundation du 11 juin 2014, qui subit les foudres d’Orbán.[4]

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L’Open Society et les sorosites en soutien à l’Ökotárs Foundation.

Sans surprise, le lecteur retrouvera l’Open Society et l’EEA Grants en bailleurs de fonds de l’Ökotárs Foundation.[5] Il y remarquera également le Trust for Civil Society in Central & Eastern Europe (dit CEE Trust)[6], financé par l’Open Society et quelques « illustres » organisations, et d’autres qui se font les relais des initiatives de l’ONG de Soros (Palyazatok, Pafi.hu), ou encore l’omniprésente Charles Stewart Mott Foundation. L’Ökotárs travaille par ailleurs avec l’USAID.[7]

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Les bailleurs de fonds de l’Ökotárs Foundation.
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Les influents bailleurs de fonds du CEE Trust.

***

L’Open Society est présente en Hongrie depuis plus de trente ans. Le 8 décembre 2016, l’Open Society publiait un document concernant les subventions allouées par l’ONG aux organisations hongroises. Le montant, dont le total s’étend sur deux ans pour certaines organisations, se chiffre à plusieurs dizaines de millions de dollars et touche plusieurs secteurs : petite enfance & éducation, égalité & lutte contre les discriminations, santé et droits, pratiques démocratiques, institutions et mouvements de défense des droits de l’Homme, réforme de la Justice et du Droit, droits digitaux  & à l’information.

A l’instar de la Serbie, la Hongrie héberge sur son territoire plusieurs ONG pro-migrants financées par l’Open Society. C’est également dans ce pays que prospère l’Université d’Europe Centrale (Central European University – CEU), créée par George Soros à Budapest et incarnation parfaite de la formation de militants de la « société ouverte ». Par exemple, Orsolya Jeney, diplômée de la CEU, est la présidente de la section hongroise d’Amnesty International depuis près de sept ans (mars 2010).[8] On dénombrera ici trois sorosites d’aide aux migrants : Menedék, Migzsol, et Mighelp. Dans un article complémentaire, on s’arrêtera sur une quatrième, l’Hungarian Helsinki Committee, qui nous permet de remonter jusqu’aux activités illégales du réseau d’activistes de Welcome to Europe (W2EU).

Menedék – Hungarian Association for Migrants[9]

  • Mode opératoire: formation, lobbying, aide juridique.
  • Financeurs / partenaires: dans un communiqué du 2 octobre 2015, l’Open Society de Budapest – hébergée au sein de l’Université d’Europe Centrale[10] – revendiquait son soutien à Menedék pour aider les migrants[11]. Le récapitulatif des dons de l’OSF fait état d’une aide de 21 000 $.

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  • Membres (ou anciens membres) notables :
    • Andras Kovats, directeur de l’ONG, a donné une conférence à la CEU sur la crise des migrants le 23 novembre 2015[12]; est membre du Comité exécutif de PICUM (Platform for International Cooperation on Undocumented Migrants)[13], une ONG centrale et influente dans le lobbying pro-migrants, financée par l’Open Society depuis 2014, qui y a doublé son apport financier entre 2014[14] et 2015.[15]
      • Zsuzsa Laszlo, formatrice senior chez Menedék depuis près de quatre ans, ancienne consultante à l’Open Society[16]; membre de la Partners Hungary Association (créée par le Conseil de l’Europe, financée par l’Union Européenne, et soutenue entre autres par Freedom House, l’USAID, la Charles Stewart Mott Foundation et les Fondations Soros[17]).
      • Aniko Bakonyi, directrice de programme à l’Hungarian Helsinki Committee depuis juillet 2010[18], fit partie de l’Open Society et de Menedék – dont huit mois d’appartenance commune. Elle est diplômée d’un Master en Droits de l’Homme de la CEU.
      • Anneloes de Ruiter, consultante stagiaire à Menedék durant un an, au cours de son année de Master à la CEU. On notera qu’elle a ensuite brièvement travaillé pour le Budapest Institute for Policy Analysis, qui a reçu des financements de l’Open Society en 2014-2015[19] et accueille souvent des étudiants de la CEU.[20]
      • Emma Várnagy, chargée de la levée de fonds chez Menedék, fraîchement diplômée de l’Université d’Europe Centrale et actuellement membre, en parallèle de Menedék, de la DemNet Foundation.[21] Cette dernière, outre des subventions qu’elle reçoit entre autres de l’EEA Grants[22], apporte son aide aux migrants.[23]
      • Babak Arzani, diplômé de la CEU. Il n’est pas membre de Menedék mais exerce la profession de traducteur-interprète freelance. Parmi les bénéficiaires de ses traductions, on trouve l’UNHCR et trois sorosites : l’Hungarian Helsinki Committe, Migzsol et Menedék.[24]
      • Daniel Bagamaeri, membre de l’International Organization on Migration (IOM), un organisme paragouvernemental. Diplômé de la CEU, il fut, durant son année de licence, travailleur social auprès des réfugiés / migrants pour Menedék.[25]
      • Zsolt Bugarszki, consultant depuis près de douze ans au sein de la Mental Health Initiative (Initiative pour la santé mentale), émanation du programme Public Health de l’Open Society. Auparavant, Bugarszki œuvrait comme coordonnateur de programme chez Menedék.[26]

Créée en 1995, l’ONG hongroise Menedék (« Le Refuge ») entreprend d’aider les migrants ayant élu domicile en Hongrie à s’intégrer. Elle organise des formations à destinations des professionnels de diverses branches qui ont à interagir avec les migrants : travailleurs sociaux, enseignants, policiers, gardes pénitentiaires. Ses formations se destinent aussi à des organismes tels que l’UNHCR (un levier de lobbying utile) ou des ONG. Elle intervient en outre à la CEU mais aussi à l’Université Eötvös Loráns, qui semble drainer un grand nombre de diplômés qui poursuivent leur carrière dans les réseaux Soros (cf. par exemple les comptes LinkedIn des « membres notables » de Menedék précités). L’ONG mène également des activités afin de créer une société hongroise « plus ouverte » envers les migrants, au travers de projets / programmes culturels et éducatifs.[27]

Menedék mène actuellement douze projets, dont certains sont financés par l’UNHCR. On en soulignera deux :

  • Velkám Májgrentsz ! (i. e. « Bienvenue aux migrants »), financé par le NCTA (Norwegian Civic Fund – Norvég Civil), qui n’est autre qu’un programme du Norway Grants[28], lui-même une branche de l’EEA Grants (EEAG). Le responsable de ce programme en Hongrie est l’Ökotárs Foundation.[29] Lancé en novembre 2015, ce programme vise à faciliter l’accès des migrants au logement et se destine à « lutter contre les préjugés et la peur des étrangers », garantir l’égalité des chances, l’inclusion sociale et la diversité (le multiculturalisme propre à l’ « open society ». Les volontaires peuvent louer une partie ou l’intégralité de leur appartement aux migrants.[30] Ce projet se compose aussi de vidéo-séries et docu-séries avec des migrants et des célébrités hongroises passant du temps ensemble.[31]
  • Points d’information pour les demandeurs d’asile dans les zones de transit de Budapest. Ce projet est financé par l’OSIFE ( e. l’Open Society Initiative for Europe). Le but : donner aux demandeurs d’asile les informations utiles concernant le système hongrois (évolution du cadre juridique, nouvelle politique migratoire, etc.), mais aussi comment demander l’asile, obtenir le regroupement familial, acquérir la citoyenneté. Menedék se propose ici d’intercéder en faveur des migrants auprès des autorités.[32]

Menedék anime par ailleurs le blog « Menekültnek lenni » (« Devenir des réfugiés »). Cette « interface web pour l’enseignement de la tolérance dans les écoles primaires » fut lancée avec le soutien financier de l’UNHCR, du Fonds européen pour les réfugiés, et de l’Hungarian Helsinki Committee.[33] L’ONG a en outre publié, le 18 août 2015 – peu avant la vague migratoire de septembre – un guide méthodologique et professionnel à destination des réfugiés, pour que ceux-ci puissent bénéficier de services d’intégration sociale.[34] On pourra s’amuser de la section « réfugiés célèbres » du blog, qui dédie un onglet à Madeleine K. Albright[35], qui affirma sans sourciller, pour l’émission 60 Minutes, que l’embargo irakien qui entraîna la mort de 500 000 enfants « en valait la peine ».[36] On se rappellera pour l’anecdote qu’Albright investit aux côtés de Soros et Rothschild dans les antennes-relais en Afrique d’Helios Towers.[37]

Migszol (Migrant Solidarity Group of Hungary)

  • Mode opératoire: lobbying, partenariats, formation, aide matérielle, construction de réseaux.
  • Financeurs / partenaires: Migszol récuse l’appellation d’ONG et se dispense de publier des rapports d’activités et des bilans financiers. Néanmoins, certaines publications suffisent. Le 15 juin 2015, l’organisation rapportait un tournoi de foot qui s’était tenu deux jours avant, en remerciant l’Open Society pour avoir rendu cet événement possible.[38] Le 6 août 2016, Migszol publiait un article sur le mur construit à la frontière hongro-serbe pour empêcher les migrants de passer ; en fin d’article, on y trouvait une sous-section « conspiracy theories », grand fourre-tout et ancêtre direct du nouvel anathème, les « fake news » : « Le gouvernement et les médias d’Etat continuent d’accuser George Soros et l’Open Society Foundations de détruire l’Europe en y « amenant des musulmans ». Cette théorie vient du […] maire d’Ásotthalom, László Toroczkai, qui publia un billet établissant des liens entre le réseau d’activistes de Welcome to Europe  et George Soros. »[39] N’en déplaise à Migszol dont la réponse est ensuite hors-sujet, ce lien est avéré, comme on le montrera dans notre article complémentaire qui traitera de la sorosite hongroise Hungarian Helsinki Committee.
  • migszol
    Migszol remercie l’Open Society.
  • Membres notables:
    • Aiski Ryökäs, diplômée de la CEU, et bénévole au sein de Migszol depuis août 2013, où elle s’occupe de la maintenance du site, qu’elle a co-designé.[40]
    • Annastiina Kallius, diplômée de la CEU, a co-écrit un article pour Migszol en août 2016.[41]

Fondée le 20 novembre 2012, Migszol se compose de réfugiés et de migrants bénévoles installés en Hongrie, et défend les droits des personnes ayant le même statut – ainsi que des demandeurs d’asile. L’ONG, qui se dit ouverte aux partenariats, reprend l’antienne sorosienne de la liberté pour chacun de circuler indépendamment du territoire et de sa nationalité – le citoyen du monde partout chez lui : Migszol « croit en la liberté de mouvement, que personne n’est illégal et que l’identité des gens ne devrait pas être définie par des documents […] Nous pensons que l’immigration représente un développement positif. Nous voulons que tout le monde ait les mêmes possibilités en Hongrie et en Europe. […] Nous voulons la pleine intégration et des services sociaux appropriés pour les migrants, les réfugiés ainsi que les demandeurs d’asile en Hongrie et en Europe. »[42]

Migszol a des objectifs à court et long-terme.

  • Court-terme: 1) impliquer les réfugiés, les migrants et les Hongrois pour promouvoir le changement social 2) améliorer la visibilité des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants dans la société hongroise 3) faire prendre conscience de la situation et des droits des réfugiés et des demandeurs d’asile 4) militer activement contre la détention, et 5) faire campagne pour un logement digne pour tous en Hongrie.
  • Long-terme: 1) une Hongrie et une Union Européenne inclusives 2) des droits et des opportunités égaux pour tous 3) le regroupement de divers domaines de la société civile 4) que son existence ne soit plus nécessaire.[43]

Ses objectifs sont exposés sur la page Facebook de l’ONG :

  • Créer de la solidarité entre les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile, pas seulement dans le camp de Bicske mais aussi en Hongrie et en Europe, et les encourager à s’organiser.
  • Promouvoir et encourager la participation des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile à la société et à la politique hongroises.
  • Mettre en lien les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile avec d’autres groupes vulnérables, de même qu’avec des organisations capables de répondre à leurs demandes ou de donner des conseils en Hongrie et en Europe.
  • Créer des liens entre les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile et les interlocuteurs gouvernementaux.
  • Fournir une assistance et des informations sur les droits des migrants (comme par exemple un détail complet des règles du nouveau système migratoire hongrois[44]), réfugiés et demandeurs d’asile en Hongrie et en Europe.
  • Eveiller la conscience civile sur les problèmes des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile en Hongrie et en Europe au travers de vidéos et d’articles (nombreux) dans différentes langues.

Son action sur le terrain est également fournie et variée, allant de la visite de camps de transit à l’organisation de cours de hongrois ou de rencontres avec les travailleurs sociaux qui sont au contact des migrants.[45]

On notera enfin que Migszol, outre l’UNHCR, renvoie aux sorosites hongroises : Hungarian Helsinki Committee, Menedék, MigHelp, Cordelia Foundation (qui ne concerne pas directement les migrants mais agit pour la réhabilitation des victimes de torture et est notamment subventionnée par le Norwegian Civil Fund de l’EEA Grants et l’Open Society Institute de Hongrie[46]). En complément, un passage sur la page Facebook de Migszol précise quelles autres pages l’ONG « aime » : Menedék, le journal atlatszo.hu[47] que finance l’Open Society ou encore TASZ, dont le financeur apparaissant en premier est l’Open Society (on trouve aussi le Sigrid Rausing Trust, plus gros bailleur de fonds privé de PICUM)[48], et dont le site a reçu des fonds de l’EEA Grants (cf. pied de page du site[49]).

Mighelp (Migrant’s Help Association of Hungary)

  • Mode opératoire: formation, aide sur le terrain.
  • Financeurs / partenaires: on trouve plusieurs ambassades gouvernementales en Hongrie, ainsi que l’Open Society et l’ERSTE Stiftung, partenaire régulière de l’ONG de Soros, parmi les sponsors. Côté partenaires, le premier mis en avant est la CEU (rappel : la Central European University).[50] Dès le 5 septembre 2015, cette dernière publiait un article dans lequel elle précisait mettre ses locaux à disposition et gratuitement pour Mighelp pour un programme de formation à l’informatique à destination des migrants et des réfugiés avec des papiers en Hongrie.[51]

Mighelp est une ONG hongroise disposant d’un petit site Internet, créée par des migrants et leurs soutiens (en particulier Hongrois, Américains et Africains). Mighelp travaille avec les réfugiés dotés d’un statut permanent en Hongrie, et ceux en cours de régularisation. L’ONG vise à « aider les migrants à s’aider eux-mêmes, en identifiant leurs vrais besoins et leurs frustrations et en travaillant avec eux pour atteindre des solutions réalisables et durables », par exemple en dispensant des cours de langue et d’informatique – pour aider « tous les migrants et réfugiés de Hongrie »[52] à se qualifier pour les emplois du marché du travail. En liens, Mihelp renvoie vers deux ONG : Menedék et l’Hungarian Helsinki Committee. La page Facebook est relativement peu active pour un réseau social. On peut néanmoins noter, au 3 septembre 2015, la diffusion d’une image invitant à faire des dons de vêtements, de nourriture et de boissons à Mighelp en faveur des migrants.[53] L’aide de l’ONG se fait sur place, ses membres n’interviennent pas le long de la route des Balkans ; Mighelp fait partie de ces organisations qui assurent l’intégration et l’implantation durables des migrants une fois ceux-ci arrivés sur le sol hongrois.

Thibault Kerlirzin

Notes

[1] https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-01-10/trump-s-win-prompts-hungarian-call-for-crackdown-on-soros-groups

[2] https://www.courrierdesbalkans.fr/articles/macedoine-gruevski-desorosoisation-societe-civile.html

[3] http://www.crisisgroup.org/fr/apropos/Board.aspx

[4] http://fondong.fdsc.ro/upload/Hungary_NGOFundOperators_letter_final.pdf

[5] http://okotars.hu/en, cf. bas de page.

[6] http://www.ceetrust.org/about-us/founders.html

[7] http://www.okotars.hu/okotars-alapitvany-decemberi-hirlevele-2015

[8] https://www.linkedin.com/in/orsolya-jeney-18124711

[9] http://menedek.hu/

[10] https://www.opensocietyfoundations.org/about/offices-foundations/open-society-institute-budapest

[11] https://www.opensocietyfoundations.org/press-releases/open-society-foundations-support-civil-society-s-response-refugee-crisis-europe

[12] https://www.ceu.edu/article/2015-11-23/refugee-crisis-saw-cooperation-and-conflict-among-civil-government-actors

[13] http://picum.org/en/about-us/people/the-executive-committee/

[14] http://picum.org/picum.org/uploads/file_/2014_AnnualReport.pdf

[15] http://picum.org/picum.org/uploads/file_/Annual%20Report%202015.pdf

[16] https://www.linkedin.com/in/zsuzsa-laszlo-671a9168

[17] http://www.partnershungary.hu/az-alapitvany-tamogatoi-a-megalakulas-ota.html

[18] https://www.linkedin.com/in/aniko-bakonyi-8923b75

[19] http://budapestinstitute.eu/index.php/clients_revenues/en

[20] http://www.budapestinstitute.eu/index.php/about_us/bi_history/en

[21] https://www.linkedin.com/in/emma-v%C3%A1rnagy-576842128

[22] http://www.demnet.hu/en/eeanorwegian-ngo-fund-2013-2014 & http://www.demnet.hu/en/grant-programmes/eea-norway-grants-ngo-fund

[23] http://www.demnet.hu/en/support-grassroots/migrants-and-refugees

[24] https://www.linkedin.com/in/babak-arzani-8a344695

[25] https://www.linkedin.com/in/daniel-bagameri-b34b7a24

[26] https://www.linkedin.com/in/zsoltbugarszki

[27] http://menedek.hu/kepzeseink

[28] http://english.atlatszo.hu/2014/06/12/stop-targeting-civil-society-in-hungary/

[29] http://www.okotars.hu/

[30] http://menedek.hu/node/603

[31] http://menedek.hu/en/projects/velkam-majgrentsz

[32] http://menedek.hu/en/projects/information-points-for-asylum-seekers-in-the-budapest-transit-zones

[33] http://menedek.hu/tolerancia/index.html

[34] http://tudastar.menedek.hu/sites/default/files/csaladsegito_utmutato.pdf

[35] http://menedek.hu/tolerancia/hires-menekultek/madeleine-horbel-albright%2b.html

[36] https://www.youtube.com/watch?v=lbLCY4iHDRE

[37] http://www.heliostowersafrica.com/Investors.aspx

[38]https://www.facebook.com/migszolcsoport/photos/a.921635541220940.1073741892.517382378312927/922812804436547/?type=1&theater

[39] http://www.migszol.com/blog/the-catastrophic-consequences-of-the-8km-law-and-violence-at-the-hungarian-serbian-border

[40] https://www.linkedin.com/in/aiskiryokas

[41] https://www.linkedin.com/in/annastiinakallius

[42] https://www.facebook.com/migszolcsoport/info/?tab=page_info

[43] http://www.migszol.com/our-goals.html

[44] http://www.migszol.com/integration-contract.html

[45] http://www.migszol.com/what-we-do.html

[46] http://www.cordelia.hu/index.php/en/donation/40-project-donors

[47] https://www.opensocietyfoundations.org/explainers/understanding-migration-and-asylum-european-union

[48] http://tasz.hu/magunkrol/kiemelt-tamogatoink

[49] http://tasz.hu/

[50] http://mighelp.hu/sponsors.php

[51] https://www.ceu.edu/article/2015-09-05/ceu-responds-refugee-crisis

[52] https://www.linkedin.com/in/james-peter-7b692362

[53]http://www.facebook.com/mighelp.hungary/photos/a.684246748342526.1073741846.158125800954626/684246825009185/?type=3&theater

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